Imaginez un instant un studio capable de livrer des dizaines de films, de posts et de films événementiels pour des maisons de luxe, des constructeurs automobiles ou des banques privées, tout en conservant le moindre détail du langage de marque. C’est exactement ce que réussit aujourd’hui [Ai]magination, la structure spécialisée en intelligence artificielle générative née au sein du groupe FRED & FARID. Depuis son lancement en janvier 2024, ce studio a déjà signé plus de trente collaborations avec des enseignes internationales et continue d’élargir son empreinte. Pour les professionnels du marketing, des startups tech et de la communication digitale, cette accélération soulève une question centrale : comment passer de l’expérimentation isolée à une production industrielle sans sacrifier la singularité créative ?

Le marché de la création publicitaire traverse une mutation profonde. Les outils d’IA générative se multiplient, les délais se raccourcissent et les volumes de contenus demandés par les plateformes sociales explosent. Dans ce contexte, [Ai]magination se positionne comme l’un des premiers studios créatifs internationaux entièrement dédiés à ces nouveaux workflows. Présent à Paris, Shanghai, New York et Los Angeles, il réunit des équipes de direction artistique, de stratégie et de production capables de dialoguer aussi bien avec une maison de haute couture qu’avec un géant de la grande consommation. Cette diversité sectorielle n’est pas un hasard : elle permet d’extraire des enseignements concrets sur la manière d’intégrer l’IA dans la stratégie, le social, le craft et la production à grande échelle.

Un portefeuille de marques qui couvre presque tous les univers

La liste des clients accompagne déjà des noms aussi prestigieux que Longchamp, Hennessy, Lancôme, LVMH, Valentino, Miu Miu, Viktor&Rolf, Lexus Europe, Toyota Europe, Heineken, Ferrero, Magnum, Mars, Carrefour, Celio, Clarins, Google, LinkedIn, Amazon Prime, LG, Almarai ou encore Zara. À côté de ces mastodontes figurent des acteurs plus spécialisés comme Milleis, la banque privée, MUZE et sa tequila ultra-premium, ou encore des organisations institutionnelles telles que la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Chine et CCFD-Terre Solidaire.

Cette hétérogénéité constitue l’un des atouts majeurs du modèle. Les exigences d’une maison de luxe parisienne n’ont rien à voir avec celles d’un constructeur automobile japonais ou d’une banque privée française. Pourtant, tous ces univers partagent un même niveau d’exigence sur la qualité visuelle, la cohérence de marque et la capacité à raconter des histoires qui traversent les cultures. Pour [Ai]magination, l’enjeu n’est plus de prouver que l’IA peut générer de belles images. Il s’agit désormais de démontrer qu’elle peut accélérer la cadence et la souplesse de production sans jamais diluer les codes qui rendent une marque immédiatement identifiable.

Le studio dispose de ses propres équipes de création et de production réparties sur quatre continents. Cette présence internationale permet d’adapter les workflows aux spécificités locales tout en maintenant un standard créatif global. Les équipes travaillent aussi bien en direct avec les annonceurs qu’en collaboration avec des agences et des partenaires de production. Cette organisation hybride favorise la réunion, au sein d’un même processus, de la stratégie, du storytelling, du social media, de la production et du craft le plus fin.

Longchamp : le cas d’école d’une production à grande échelle

Parmi toutes les collaborations, celle menée avec Longchamp illustre parfaitement le passage de l’expérimentation à la production industrielle. Les créations réalisées par le studio pour la Maison cumulent aujourd’hui près de 70 millions de vues. La première phase du partenariat, lancée en 2025 avec cinquante vidéos TikTok, a généré à elle seule 45 millions de vues et a décroché un Prix Argent au Grand Prix Stratégies de l’IA 2026. Fort de ce succès, Longchamp a prolongé la collaboration avec cent contenus social-first supplémentaires destinés à Instagram et TikTok, jusqu’en 2027.

Le studio accompagne également les temps forts de la Maison. Le film conçu pour la réouverture de La Maison Unique SoHo à New York a atteint 18 millions de vues. Plus récemment, le film du Longchamp Art Festival a généré 5 millions de vues sur TikTok et 1,6 million sur Instagram. Ces chiffres ne sont pas anodins : ils montrent qu’une production assistée par l’IA peut non seulement multiplier les volumes, mais aussi capturer l’attention des audiences de manière spectaculaire.

J’avais raté le virage d’Instagram, je ne voulais pas rater celui de l’IA.

– Sophie Delafontaine, directrice artistique de Longchamp

Pour Sophie Delafontaine, l’enjeu n’est pas de laisser l’IA dicter le style. Il s’agit de conserver le vocabulaire propre à la Maison, jusque dans les détails les plus infimes : la matière du cuir, le rythme des gestes, la lumière caractéristique, le mouvement des sacs. Cette attention obsessionnelle à la cohérence de marque est ce qui permet de produire davantage de contenus sans jamais perdre l’identité visuelle qui a fait le succès de Longchamp.

La technologie accélère l’exécution, jamais le jugement créatif

Au cœur de la philosophie de [Ai]magination se trouve un principe simple mais radical : l’intelligence artificielle peut accélérer la production, mais elle ne remplace jamais le regard créatif. La stratégie, le concept et la compréhension culturelle restent le point de départ de chaque projet. Avec la démocratisation des outils de génération d’images et de vidéos, la sélection devient même un enjeu central. Direction artistique, casting des images, rythme, matière, lumière, mouvement et finition participent tous à cette sélection exigeante.

Frédéric Raillard, fondateur de [Ai]magination et co-fondateur et CEO de FRED & FARID, résume cette conviction avec une formule qui résonne fortement dans les milieux créatifs :

Le goût reste la compétence la plus chère chez nous. C’est elle qui fait revenir les clients.

– Frédéric Raillard, fondateur de [Ai]magination

Cette affirmation n’est pas un slogan marketing. Elle traduit une réalité opérationnelle. Dans un monde où n’importe qui peut générer cent variations d’une image en quelques minutes, la valeur se déplace vers la capacité à choisir la bonne, celle qui porte l’histoire de la marque, qui respecte ses codes et qui résonne avec son audience. Les équipes de [Ai]magination passent donc autant de temps à cadrer, filtrer et affiner qu’à générer. Elles s’appuient sur une connaissance approfondie des histoires, des territoires, des audiences et des codes de chaque marque pour construire des systèmes de contenus capables de s’inscrire dans la durée.

Des workflows internationaux pour des contenus durables

Présent à Paris, New York, Los Angeles et Shanghai, le studio réunit des créatifs, des directeurs artistiques, des stratèges et des producteurs spécialisés dans les nouveaux workflows de création générative. Il s’appuie également sur une communauté internationale de talents IA. Cette organisation permet de passer d’un film isolé ou d’une campagne ponctuelle à des systèmes de contenus capables de vivre plusieurs mois, voire plusieurs années.

L’objectif n’est plus seulement de livrer un film événementiel. Il s’agit de construire des plateformes de contenus qui alimentent en continu les réseaux sociaux, les sites web, les points de vente et les activations physiques. Cette approche systémique change radicalement la relation entre la marque et son prestataire créatif. On ne parle plus d’un brief ponctuel, mais d’un partenariat de long terme où les équipes apprennent ensemble à faire évoluer le langage de marque au gré des saisons et des plateformes.

Voici les piliers concrets de cette organisation :

  • Des équipes locales qui maîtrisent les codes culturels de chaque marché
  • Une direction artistique centralisée qui garantit la cohérence globale
  • Des workflows hybrides alliant génération IA et finition artisanale
  • Une communauté de talents IA mobilisable selon les besoins des projets
  • Une capacité à travailler aussi bien en direct client qu’en collaboration avec des agences

Milleis, CCI France-Chine et MUZE : trois approches différentes de l’IA

Chez Milleis, la banque privée, l’enjeu était différent. L’institution a utilisé l’IA pour construire une plateforme de communication et la décliner en plusieurs campagnes au cours de l’année. Catherine Soubirou, directrice marketing et communication, souligne un point particulièrement intéressant :

La production AI nous a permis de montrer nos banquiers privés aux côtés de nos clients.

– Catherine Soubirou, directrice marketing et communication de Milleis

Cette capacité à humaniser une profession traditionnellement discrète tout en respectant les codes de la banque privée illustre parfaitement le potentiel de l’IA lorsqu’elle est guidée par une vision stratégique claire.

La Chambre de Commerce et d’Industrie France-Chine a, de son côté, fait appel à l’antenne shanghaienne de [Ai]magination pour un film destiné à ouvrir son Gala de Shanghai. Le film a ensuite dépassé les 600 000 vues en ligne, démontrant qu’une production générative bien orchestrée peut servir aussi bien les enjeux institutionnels que les objectifs de notoriété.

Enfin, MUZE a confié au studio la construction de l’univers visuel de sa tequila ultra-premium. Le projet repose sur une rencontre entre Paris et le Mexique, résumée par la signature « Designed in Paris. Made in Tequila ». Ici encore, l’IA n’a pas été utilisée comme un simple outil de génération d’images, mais comme un levier pour inventer un langage graphique inédit, à la croisée de deux cultures.

Ce que les marques apprennent réellement de ces collaborations

Au-delà des chiffres de vues et des prix remportés, ces collaborations documentent une pratique qui cherche désormais à s’inscrire dans la durée. Les marques ne cherchent plus à « tester l’IA ». Elles cherchent à intégrer durablement ces outils dans leurs process de création et de production. Plusieurs enseignements émergent clairement :

  • L’IA multiplie les volumes de contenus sans nécessairement augmenter les budgets de façon proportionnelle
  • La qualité finale dépend davantage de la direction artistique que de la puissance de calcul
  • Les codes de marque doivent être documentés et transmis aux équipes IA avec la même rigueur qu’à une équipe de tournage traditionnelle
  • Les collaborations les plus réussies s’inscrivent dans des partenariats de long terme plutôt que dans des projets one-shot
  • La capacité à produire des systèmes de contenus durables devient un avantage concurrentiel majeur

Ces leçons concernent aussi bien les annonceurs que les agences et les freelances. Dans un marché où les plateformes exigent un flux quasi permanent de contenus, la capacité à produire vite, bien et en volume devient un critère de survie. Mais produire vite sans perdre son âme reste le défi le plus complexe. C’est précisément sur ce point que [Ai]magination concentre son expertise.

Le rôle central du goût et de la culture de marque

Dans un univers saturé d’images générées, le goût devient la ressource la plus rare et la plus précieuse. Les équipes de [Ai]magination passent un temps considérable à s’imprégner de l’histoire de chaque marque, de ses territoires d’expression, de ses audiences et de ses codes. Cette immersion préalable est ce qui permet ensuite de générer des contenus qui semblent « naturels » pour la marque, même lorsqu’ils sont produits à grande échelle.

Cette approche contraste fortement avec l’usage naïf de l’IA, où l’on se contente de taper un prompt et d’espérer le meilleur. Ici, le prompt n’est que la partie visible de l’iceberg. En amont se trouvent des heures de brief, de moodboards, de références, de discussions stratégiques et de validation créative. En aval se trouvent des phases de sélection, de retouche, de montage et de finition qui relèvent encore largement de l’artisanat créatif.

Pour les professionnels du marketing et de la communication, cette méthode offre un modèle intéressant. Elle montre qu’il est possible de concilier vitesse et exigence, volume et singularité, automatisation et humanité. Elle rappelle aussi que les outils, aussi puissants soient-ils, ne dispensent jamais de la réflexion stratégique et de la sensibilité artistique.

Vers une industrialisation maîtrisée de la création

L’accélération de [Ai]magination auprès des marques internationales s’inscrit dans un mouvement plus large. De plus en plus d’annonceurs cherchent à industrialiser certaines phases de la production créative sans renoncer à la qualité. Les studios spécialisés comme celui-ci apparaissent comme des partenaires privilégiés pour accompagner cette transition.

Contrairement à une agence traditionnelle qui pourrait intégrer l’IA de manière opportuniste, un studio dédié construit des process, des équipes et des cultures spécifiques. Il développe une expertise fine des modèles de génération, des pipelines de production et des méthodes de contrôle qualité. Il apprend à documenter les codes de marque de façon exploitable par les outils d’IA. Il forme des talents capables de naviguer entre le prompt engineering et la direction artistique classique.

Cette spécialisation explique en grande partie pourquoi des maisons aussi exigeantes que Longchamp, Valentino ou LVMH font confiance à [Ai]magination. Elles savent que la production sera rapide, mais elles savent aussi que le résultat respectera leur héritage et leur vision.

Les implications pour les équipes marketing et les startups

Pour les directeurs marketing, les brand managers et les responsables de contenu, l’exemple de [Ai]magination offre plusieurs pistes de réflexion concrètes. Premièrement, il devient urgent de documenter avec précision les codes de sa marque : couleurs, typographies, matières, rythmes, ambiances, postures, tonalités. Plus cette documentation est riche et structurée, plus elle devient exploitable par les outils génératifs.

Deuxièmement, la relation avec les prestataires créatifs évolue. On ne briefe plus seulement sur un film ou une campagne. On construit ensemble des systèmes de contenus capables d’évoluer dans le temps. Cela implique des contrats plus longs, des phases de calibration plus approfondies et une collaboration plus étroite au quotidien.

Troisièmement, les compétences internes doivent évoluer. Les équipes marketing ont besoin de profils capables de dialoguer avec les studios IA, de formuler des briefs précis, de sélectionner les outputs et de garantir la cohérence de marque. Le goût, encore une fois, devient une compétence stratégique.

Pour les startups et les scale-ups, l’opportunité est encore plus grande. Elles peuvent construire dès le départ des process de production de contenus qui intègrent nativement l’IA, sans avoir à transformer des organisations héritées. Elles peuvent tester plus vite, itérer plus rapidement et produire des volumes de contenus que seules les grandes marques pouvaient auparavant se permettre.

Une pratique qui cherche à s’inscrire dans la durée

Avec plus de trente collaborations à son actif, [Ai]magination cherche moins à démontrer le potentiel de l’IA qu’à documenter ses usages concrets dans la création. La multiplication des projets et le prolongement de certaines collaborations, comme celle avec Longchamp jusqu’en 2027, témoignent d’une pratique qui a dépassé le stade de l’expérimentation.

Le studio ne se contente plus de livrer des films isolés. Il construit des relations de confiance avec des marques qui, mois après mois, découvrent qu’il est possible de produire plus, plus vite et avec le même niveau d’exigence. Cette confiance se gagne par la qualité constante des livrables, par la capacité à comprendre en profondeur les enjeux de chaque univers et par le respect absolu des codes de marque.

Dans un marché où l’IA générative est encore souvent présentée comme une menace ou comme une solution miracle, l’approche de [Ai]magination offre une voie médiane réaliste et opérationnelle. Elle montre que l’outil est puissant, mais que la valeur se crée dans la manière de l’utiliser, de le cadrer et de le confronter au jugement humain.

Perspectives pour les années à venir

Les prochains mois et les prochaines années verront probablement une accélération encore plus marquée de ces pratiques. Les modèles de génération continueront de s’améliorer, les coûts de production baisseront et les volumes de contenus attendus par les plateformes continueront d’augmenter. Dans ce contexte, les studios capables de conjuguer excellence créative et industrialisation maîtrisée prendront une place centrale dans l’écosystème de la communication.

Les marques qui auront su anticiper cette mutation, documenter leurs codes et construire des partenariats solides avec des spécialistes de la production générative disposeront d’un avantage concurrentiel significatif. Elles pourront alimenter leurs audiences de manière plus régulière, tester plus de formats, réagir plus vite aux tendances et optimiser leurs investissements créatifs.

À l’inverse, celles qui resteront dans une logique d’expérimentation isolée ou qui tenteront d’intégrer l’IA sans cadre stratégique risquent de produire des contenus dilués, génériques et finalement peu efficaces. La leçon de [Ai]magination est claire : la technologie n’est qu’un accélérateur. Le jugement, le goût et la culture de marque restent les véritables leviers de performance.

Conclusion : l’IA au service d’une création plus ambitieuse

L’histoire de [Ai]magination depuis janvier 2024 illustre parfaitement la manière dont un studio spécialisé peut transformer une technologie émergente en avantage compétitif pour des marques internationales. En multipliant les collaborations dans des univers aussi différents que le luxe, l’automobile, la mode, l’entertainment, la grande consommation ou la banque privée, le studio a accumulé une expérience rare et précieuse.

Cette expérience se traduit aujourd’hui par des résultats concrets : des dizaines de millions de vues, des prix reconnus, des collaborations prolongées et, surtout, une méthode de travail qui place le goût et la compréhension de marque au centre du processus. Pour les professionnels du marketing, de la communication digitale et des technologies créatives, cet exemple offre une feuille de route inspirante.

L’intelligence artificielle générative n’est ni une menace absolue ni une solution miracle. C’est un outil extrêmement puissant qui, entre de bonnes mains, permet d’augmenter la cadence, la souplesse et l’ambition créative sans jamais renoncer à la singularité. C’est précisément ce que démontrent, projet après projet, les équipes de [Ai]magination auprès des plus grandes marques mondiales.

Dans les années qui viennent, la question ne sera plus de savoir si l’IA doit être utilisée dans la création publicitaire. Elle sera de savoir comment l’utiliser avec exigence, discernement et ambition. Les studios et les marques qui sauront répondre à cette question seront ceux qui continueront à capter l’attention et à construire des relations durables avec leurs audiences.