Imaginez une marque alimentaire qui commande une étude consommateurs pointue, puis confie le rebranding à une autre structure, avant de briefer une troisième agence pour sa campagne social media. À chaque transfert, l’idée originelle s’adoucit, les budgets se diluent et le temps s’écoule alors que les usages évoluent à la vitesse des feeds. Cette fragmentation coûte cher dans un secteur où la concurrence est féroce et le pouvoir d’achat sous pression. C’est précisément ce constat qui a poussé Dupont Lewis et blackandgold à se rapprocher pour créer le Food Growth Studio, une offre qui relie enfin l’insight à l’activation sans rupture.

Un Marché Food Sous Tension Qui Exige Une Approche Différente

Le secteur alimentaire traverse une période de transformation profonde. Les consommateurs arbitrent davantage leurs dépenses face à l’inflation persistante, tandis que les marques de distributeurs renforcent leur proposition de valeur. Parallèlement, les attentes évoluent rapidement : après une phase marquée par la recherche de transparence et de local pendant la pandémie, les arbitrages actuels privilégient le manger sain, parfois fonctionnel, tout en laissant une place aux parenthèses de plaisir intense. Dans cet environnement, émerger ne se limite plus à la notoriété. Une marque doit justifier son prix autrement, rester désirable aussi bien en rayon qu’en miniature dans un feed, et anticiper plutôt que réagir.

Les usages digitaux ont accéléré cette complexité. Un produit peut être découvert chez un créateur un dimanche soir et retrouvé en magasin le mardi, ou l’inverse. Le feed devient parfois le premier rayon. Pour les acteurs du food, cela impose un alignement inédit entre tous les points de contact. Trop souvent, les études restent isolées dans des présentations, les rebrandings suivent leur propre logique et les activations digitales arrivent plus tard, portées par des équipes distinctes. Chaque passage de relais dilue l’acuité de l’insight initial. Les budgets serrés rendent intenable le financement répété de la même compréhension du consommateur auprès de plusieurs partenaires. Le moment est donc venu de structurer cette continuité plutôt que de la gérer projet par projet.

Le Rapprochement Entre Dupont Lewis Et Blackandgold

C’est dans ce contexte que l’agence de communication spécialisée dans la Food, Dupont Lewis, rejoint le groupe indépendant blackandgold, dédié au Consumer Branding et à l’Innovation. Le rapprochement se concrétise par une prise de participation majoritaire de blackandgold dans Dupont Lewis. Les deux structures conservent toutefois leurs identités respectives. Dupont Lewis garde ses équipes et son positionnement tandis qu’elle intègre le groupe dirigé par Cécilia Tassin, Elodie Orieux et Yannick Soubrier. La nouvelle dynamique s’appuie également sur les fondateurs de Dupont Lewis, Bérénice Royer Thuilliez et Ugo Jandrain, ainsi que sur les directeurs associés Romy Béthune, Thomas Foureix, Marine Melec et Romain Pomel.

Ensemble, les deux entités réunissent désormais 75 collaborateurs. Leur portefeuille de clients illustre la complémentarité : Extrême, Biocoop, Gerblé, Groupe Heineken, Labeyrie, Jacquet, Wahou, Groupe Olga, Mutti ou encore Yooji figurent parmi les marques accompagnées. Cette union ne vise pas une fusion des équipes mais une harmonisation des processus. Un lancement commun autour de la table, un interlocuteur unique côté client et un circuit clair pour faire circuler les données d’une expertise à l’autre constituent le cadre de travail. Une marque peut toujours solliciter une seule compétence ; l’intégration reste une option, pas une obligation.

Naissance Du Food Growth Studio : De L’Insight À L’Influence

Le Food Growth Studio naît de cette alliance. Il propose un accompagnement intégré qui couvre l’ensemble de la chaîne, depuis la compréhension des usages jusqu’à l’engagement des communautés. L’objectif est de réunir dans un même processus des expertises habituellement dispersées : consumer insight, stratégie, innovation, branding et packaging d’un côté ; publicité, social media, influence et relations presse de l’autre. La démarche part de l’insight consommateur, considéré comme le point de départ indispensable. blackandgold apporte sa connaissance via son bureau blackbox, spécialisé dans les études qualitatives, la veille de tendances et l’innovation. Dupont Lewis prolonge cette compréhension par l’activation concrète.

Cette continuité change concrètement qui est présent dans la pièce. Les équipes qui ont mené les études participent aux décisions sur le ton, les formats et les créateurs. L’insight ne reste plus une slide polie : il devient un cahier des charges créatif. Dans l’autre sens, les observations issues des réseaux – commentaires, reprises, réactions – remontent vers les équipes stratégie et innovation. Un signal validé sur le terrain peut nourrir une évolution de gamme ou de packaging, et non plus seulement une campagne. L’influence joue un rôle décisif, notamment pour les innovations de rupture qui inaugurent de nouvelles catégories. Dans ces cas, l’awareness ne suffit pas ; l’adoption exige de la pédagogie, de l’appropriation et une exécution fine auprès des communautés clés.

Les marques Food doivent aujourd’hui émerger dans un environnement particulièrement concurrentiel, tout en répondant à des consommateurs dont les attentes et les usages évoluent rapidement. Avec le Food Growth Studio, nous voulons leur apporter une vision complète, de la compréhension de ces nouvelles attentes, jusqu’à l’activation de la marque et l’engagement de ses communautés.

– Bérénice Royer, cofondatrice de Dupont Lewis

Les Expertises Complémentaires Qui Font La Différence

Dupont Lewis, créée en 2013 et basée à Paris ainsi qu’en Bretagne, accompagne depuis des années les marques du secteur sur leur stratégie de communication et leur activation. Branding, social media, influence et relations presse constituent son cœur de métier, complété par un studio de création interne. De son côté, blackandgold, groupe indépendant fondé en 1990 et présent à Paris et Shanghai, place la connaissance du consommateur au centre de son approche d’« Insightful Branding ». Son bureau blackbox réunit des compétences en études qualitatives, veille de tendances, stratégie de marque et innovation, qui alimentent ensuite l’identité, le design packaging et l’activation en point de vente.

Cette complémentarité permet de répondre aux trois défis majeurs identifiés par les dirigeants. Le premier concerne le prix : le consommateur arbitre, les marques de distributeurs montent en gamme et une marque doit justifier sa valeur au-delà de la notoriété. Le deuxième porte sur l’attention : la découverte se fait souvent dans un feed avant le rayon, ou inversement, ce qui exige d’être visible et désirable aux deux endroits. Le troisième tient à la vitesse d’évolution des attentes. Décrypter les tendances en amont permet d’anticiper plutôt que de seulement réagir. Comme le souligne Cécilia Tassin, présidente de blackandgold, la connaissance du consommateur reste le point de départ du branding ; le rapprochement permet d’aller plus loin en créant une continuité jusqu’à la prise de vie de la marque auprès de ses publics.

La connaissance du consommateur est le point de départ de notre approche du branding. Ce rapprochement avec Dupont Lewis permet d’aller plus loin en créant une continuité entre l’insight qui nourrit la marque, sa construction et la manière dont elle prend vie auprès de ses publics.

– Cécilia Tassin, présidente de blackandgold

Pourquoi Ce Moment Est Stratégique Pour Les Marques Alimentaires

Les entretiens menés par JUPDLC avec Ugo Jandrain et Cécilia Tassin éclairent les raisons de ce timing. Les deux parties observaient le même problème : une marque enchaîne souvent étude, plateforme, rebranding et campagne avec quatre prestataires distincts. L’insight mordant arrive poli dans le brief final. Les délais se raccourcissent ; sur le social, on n’a plus six mois pour transformer une étude en idée. Les budgets ne permettent plus de financer plusieurs fois la même compréhension. Structurer le processus plutôt que le gérer au cas par cas devient une nécessité.

Ugo Jandrain insiste sur le changement de dynamique dans la pièce de travail. Lorsque ceux qui ont conduit les études participent aux choix créatifs, l’insight cesse d’être une formalité pour devenir un guide opérationnel. Les retours du terrain – ce qui est repris, ce qui fait réagir – alimentent directement la stratégie. Une évolution de packaging peut naître d’un signal social plutôt que d’une étude isolée. Cette boucle de rétroaction accélère les cycles et réduit les pertes d’information. Pour les marques, cela se traduit par une meilleure cohérence entre la promesse et son expression concrète, du rayon aux écrans.

Articuler Le Rayon Et Les Écrans Sans Rupture

L’un des enjeux centraux du Food Growth Studio consiste à gagner la bataille de l’attention du rayon aux écrans. Les marques doivent émerger dans un bruit ambiant considérable. Cela appelle deux conditions : une promesse singulière et limpide, ancrée dans un vrai insight, et un alignement inédit entre tous les touchpoints. Le packaging doit être pensé pour être lisible en miniature dans un feed, filmé pour montrer le geste et la texture, et reconnaissable grâce à un code visuel ou un mot que l’on retrouve sur le pack. Les contenus, de leur côté, préparent l’achat en rayon en installant ces mêmes codes.

Aujourd’hui, le trade marketing et le social se parlent encore trop peu. Un consommateur peut voir un produit chez un créateur et le chercher en magasin quelques jours plus tard. Si les codes visuels divergent, la reconnaissance s’affaiblit. Le studio vise précisément à faire dialoguer ces univers. Les équipes d’activation observent ce qui fonctionne sur les réseaux et le transmettent aux équipes branding et packaging. Inversement, les insights et les orientations packaging nourrissent les briefs créatifs dès le départ. Cette approche réduit les frictions et renforce la désirabilité là où le consommateur prend réellement sa décision.

Dans le secteur food, cette cohérence est d’autant plus critique que les produits se décident souvent rapidement. Un packaging qui « parle » aussi bien en photo qu’en main, une promesse qui résonne aussi bien dans une story que sur l’étagère, et des contenus qui éduquent sans alourdir constituent des leviers de croissance concrets. Les marques accompagnées par les deux structures disposent déjà d’expériences dans ce domaine ; le studio vise à systématiser cette articulation.

Les Ambitions Du Studio Pour Les Années À Venir

Les dirigeants ne prétendent pas avoir inventé l’intégration ; beaucoup en parlent. Ce qui est plus rare, c’est de disposer d’un côté d’un vrai bureau d’insight et d’innovation, et de l’autre d’une agence qui pratique quotidiennement le social, la publicité et l’influence sur un secteur unique. L’ambition du Food Growth Studio est de devenir le partenaire que les marques appellent lorsqu’elles ont un vrai sujet de croissance, et non plus seulement un sujet de communication. Cela implique d’accompagner des évolutions de gamme, des innovations de catégorie et des repositionnements stratégiques, pas uniquement des campagnes.

Cécilia Tassin souligne également la nécessité d’anticiper les nouveaux modèles qui transformeront les marques food. La relation avec les créateurs en est un exemple. Demain, l’enjeu ne sera plus seulement de collaborer avec eux pour rendre une offre visible et désirable, alors qu’ils deviennent eux-mêmes créateurs de marques et de produits. Cela ouvre des perspectives de co-création plus stratégiques et plus pérennes. Le studio a vocation à accompagner ces évolutions, en s’appuyant sur la compréhension fine des communautés et sur la capacité à construire des offres qui répondent à de vrais usages.

Cette vision s’inscrit dans une logique de long terme. Les 75 collaborateurs réunis apportent une masse critique pour traiter des sujets complexes tout en conservant l’agilité des structures d’origine. Les fondateurs et dirigeants associés restent impliqués, ce qui préserve la culture et les relations clients existantes. Pour les marques, cela signifie un interlocuteur capable de parler à la fois d’études qualitatives, de design packaging, de formats influence et de performance social sans multiplier les briefings.

Ce Que Les Marques Peuvent Attendre Concrètement

Pour une marque alimentaire, faire appel au Food Growth Studio peut se traduire par plusieurs bénéfices opérationnels. D’abord, une réduction des pertes d’information entre les phases. L’insight qui émerge des études qualitatives ou de la veille alimente directement les choix de ton, de formats et de créateurs. Ensuite, une meilleure réactivité : les signaux observés sur les réseaux peuvent remonter rapidement vers les équipes innovation ou packaging. Enfin, une cohérence renforcée entre le rayon et les écrans, grâce à des codes visuels et des promesses pensés pour les deux environnements.

  • Un interlocuteur unique qui coordonne insight, branding et activation
  • Des études qui deviennent des briefs créatifs plutôt que des présentations isolées
  • Des retours du social qui nourrissent les évolutions produit et packaging
  • Une approche flexible : une expertise seule ou un accompagnement complet
  • Une vision long terme sur les nouveaux modèles, notamment avec les créateurs

Ces éléments répondent aux contraintes actuelles. Les budgets sont plus serrés, les cycles plus courts et les attentes consommateurs plus volatiles. Une structure capable de relier compréhension et activation dans un même processus réduit les coûts de coordination et accélère le time-to-market des idées. Pour les équipes marketing internes, cela se traduit par moins de friction dans la gestion des prestataires et une meilleure traçabilité de l’insight jusqu’à l’exécution.

Le Contexte Concurrentiel Et Les Réponses Possibles

Le marché food reste très fragmenté côté accompagnement. De nombreuses agences spécialisées excellent sur un maillon – études, design, social, influence – mais rares sont celles qui maîtrisent l’ensemble de la chaîne sur ce secteur spécifique. Les grands groupes offrent parfois des offres intégrées, mais elles peuvent manquer de la spécialisation food et de l’agilité des structures indépendantes. Le positionnement du Food Growth Studio se situe à l’intersection : une expertise sectorielle forte, une capacité d’insight en amont et une maîtrise de l’activation quotidienne.

Cette offre arrive alors que plusieurs tendances se renforcent. Les marques cherchent à justifier leur premium face aux distributeurs. Elles investissent dans des innovations qui demandent de la pédagogie auprès des consommateurs. Elles doivent être présentes là où se fait la découverte, souvent sur les réseaux, tout en restant performantes en magasin. Les créateurs deviennent des acteurs de plus en plus stratégiques, parfois jusqu’à lancer leurs propres produits. Anticiper ces mouvements plutôt que les subir constitue un avantage concurrentiel. Comme le rappelle l’analyse publiée sur J’ai un pote dans la com, le social n’est plus seulement un canal de notoriété ; il peut orienter des décisions de gamme ou de packaging.

Les exemples de clients des deux structures montrent déjà des cas d’usage. Des marques comme Biocoop ou Gerblé naviguent dans des univers où la crédibilité et la pédagogie sont essentielles. D’autres, comme Extrême ou Labeyrie, doivent gérer des positionnements plaisir dans un contexte d’arbitrage. Le studio vise à industrialiser les apprentissages tirés de ces accompagnements pour les appliquer de manière plus systématique, tout en conservant la capacité à traiter des sujets spécifiques.

Les Implications Pour Les Professionnels Du Marketing Et De La Communication

Pour les marketeurs et les communicants du secteur food, ce type de rapprochement signale une évolution des attentes côté annonceurs. Les briefs isolés cèdent progressivement la place à des demandes de continuité. Les équipes internes cherchent des partenaires capables de comprendre les usages en amont et de les traduire en activations cohérentes. Cela valorise les profils qui savent faire dialoguer l’analyse qualitative, le design et la performance digitale. Les agences qui restent sur un seul maillon risquent de devoir justifier davantage leur valeur ajoutée face à des offres plus intégrées.

En parallèle, cette dynamique renforce l’importance de la spécialisation sectorielle. Connaître les contraintes du rayon, les codes du packaging alimentaire, les communautés de nutrition ou de cuisine, et les spécificités des relations presse food constitue un avantage. Le Food Growth Studio capitalise sur cette double expertise. Pour les talents, cela peut ouvrir des opportunités de travailler sur des sujets qui vont de la veille tendances jusqu’à l’influence, au sein d’une même organisation. La conservation des identités d’origine préserve aussi les cultures d’agence, ce qui est souvent un facteur d’attractivité.

Les implications dépassent le seul secteur food. D’autres catégories de produits de grande consommation font face à des enjeux similaires d’arbitrage prix, d’attention fragmentée et d’évolution rapide des usages. Des modèles d’intégration entre insight et activation pourraient se diffuser. Les groupes indépendants qui réussissent à combiner ces compétences sans perdre leur agilité pourraient prendre une place plus importante face aux grands réseaux. Le cas de Dupont Lewis et blackandgold sera observé de près pour mesurer la réalité opérationnelle de cette continuité.

Les Défis À Relever Pour Que L’Intégration Fonctionne

Toute alliance de ce type comporte des risques d’exécution. Harmoniser les processus sans fusionner les équipes demande une gouvernance claire. Les circuits de passage d’information doivent être fluides, et les interlocuteurs clients doivent sentir une vraie continuité plutôt qu’une juxtaposition. La tentation de proposer systématiquement le package complet doit être évitée ; les marques doivent pouvoir entrer par une expertise et élargir ensuite. Enfin, la culture de chaque structure doit être préservée pour ne pas diluer ce qui fait leur valeur respective.

Ugo Jandrain et Cécilia Tassin insistent sur ces points dans leurs échanges. Ils ne fusionnent pas les équipes ; chacune garde son identité. Ils harmonisent la manière de démarrer un projet et de faire circuler les données. Cette prudence est sage. Les rapprochements d’agences échouent souvent lorsqu’ils imposent une culture unique ou multiplient les couches de coordination. En conservant les fondateurs et les directeurs associés impliqués, et en maintenant les adresses et les identités, le projet cherche à limiter ces écueils. Le succès se mesurera à la capacité à livrer des résultats concrets pour les clients existants et à attirer de nouvelles marques sur des sujets de croissance.

Un autre défi concerne la mesure. Comment démontrer que la continuité insight-activation produit de meilleurs résultats que des accompagnements séparés ? Les indicateurs classiques de campagne devront être complétés par des indicateurs de cohérence de marque, de vitesse de mise sur le marché des idées et de capacité à faire évoluer les offres grâce aux signaux terrain. Les clients du studio seront les mieux placés pour juger de cette valeur ajoutée au fil des collaborations.

Un Signal Pour L’Évolution Des Modèles D’Accompagnement

Le lancement du Food Growth Studio s’inscrit dans une tendance plus large de recomposition du paysage des agences. Face à la pression sur les budgets et à la complexité croissante des parcours consommateurs, les annonceurs cherchent des partenaires capables de réduire le nombre d’interlocuteurs tout en apportant de la profondeur sectorielle. Les structures qui réussissent à combiner une vraie capacité d’insight avec une maîtrise opérationnelle de l’activation digitale et influence sont bien positionnées. Ce modèle n’est pas nouveau dans son principe, mais sa déclinaison sur le food, avec des expertises complémentaires déjà éprouvées, le rend particulièrement pertinent.

Pour les marques, l’enjeu est de choisir des partenaires qui comprennent à la fois les contraintes du linéaire et les codes des communautés digitales. Pour les agences, il s’agit de construire des offres qui évitent les pertes d’information tout en restant flexibles. Le cas de Dupont Lewis et blackandgold montre une voie possible : une participation majoritaire qui préserve l’identité de l’agence spécialisée, une offre commune claire et une gouvernance qui laisse de la place aux fondateurs. D’autres secteurs pourraient s’en inspirer, notamment là où les usages évoluent vite et où la pédagogie est nécessaire pour faire adopter de nouvelles offres.

En conclusion, ce rapprochement répond à un besoin réel du marché food. Les marques doivent émerger dans un environnement concurrentiel tout en s’adaptant à des attentes qui changent rapidement. Relier l’insight à l’influence dans un même processus, avec des équipes qui se parlent réellement, constitue une réponse structurée. Le Food Growth Studio ambitionne d’être appelé non seulement pour communiquer, mais pour accompagner la croissance. Les prochains mois diront comment cette ambition se traduit dans les collaborations concrètes. Pour l’instant, l’annonce, relayée notamment par JUPDLC, confirme que le secteur de la communication alimentaire continue de se réorganiser pour mieux répondre aux réalités des consommateurs et des marques.

Les professionnels du marketing, de la communication et de l’innovation alimentaire auront tout intérêt à suivre l’évolution de cette offre. Elle pourrait redéfinir les standards d’un accompagnement intégré dans un secteur où la cohérence entre compréhension, construction de marque et activation n’a jamais été aussi décisive. Les 75 collaborateurs réunis disposent des moyens de tester et d’affiner ce modèle. Les marques qui choisiront d’y recourir disposeront d’un partenaire capable de parler le langage de l’insight comme celui des communautés, du packaging comme celui des feeds. Dans un marché où chaque point de contact compte, cette continuité représente un levier stratégique à ne pas sous-estimer.