Imaginez : vous lancez une campagne publicitaire sur les plateformes Google et soudain, vous découvrez exactement combien de personnes ont tapé le nom de votre marque dans la barre de recherche juste après avoir vu votre pub. Pas une estimation vague, mais des données concrètes et attribuables. C’est précisément ce que Google vient d’offrir aux annonceurs avec les toutes dernières évolutions de ses Demand Gen campaigns. En ce début d’année 2026, le géant de Mountain View accélère clairement sur le lien entre visibilité et intention d’achat, et les marketeurs digitaux ont tout intérêt à s’y pencher de très près.
Alors que les budgets marketing se scrutent à la loupe et que le ROAS devient le juge de paix, ces nouveautés tombent à pic. Entre l’attribution des recherches brand, l’essor du shopping directement depuis le canapé via CTV et des annonces hôtelières ultra-dynamiques, Google dessine un futur où la découverte et la conversion ne font plus qu’un. Décortiquons ensemble ces annonces qui risquent de changer pas mal de stratégies cette année.
L’attribution des recherches brand : enfin de la clarté sur l’impact upper-funnel
Pendant longtemps, les marketeurs se sont posé la même question lancinante : « Est-ce que mes campagnes de notoriété font vraiment décoller les recherches directes sur ma marque ? ». Jusqu’ici, les réponses restaient floues, noyées dans des modélisations approximatives. Avec la mise à jour de janvier 2026, Google apporte une réponse nette et mesurable.
Les campagnes Demand Gen affichent désormais un indicateur dédié : le volume de recherches brand sur Google Search et sur YouTube qui peuvent être raisonnablement attribuées à l’exposition publicitaire. Cela concerne aussi bien les termes exacts que les variantes proches. Pour les marques qui investissent massivement dans la vidéo ou les formats discovery, c’est une petite révolution.
Pourquoi est-ce si puissant ? Parce que l’on sort enfin du paradigme « vue → clic → conversion » pour entrer dans une logique plus complète : vue → intérêt → recherche active → conversion. On mesure mieux l’effet halo des campagnes upper-funnel. Une marque qui voit son brand search volume augmenter de 35 % après une vague Demand Gen a désormais un argument chiffré pour justifier ses investissements en branding.
« Les annonceurs qui comprennent le parcours complet de l’utilisateur, de la découverte passive à la recherche active, sont ceux qui gagnent le plus en efficacité média. »
– Andrew Hutchinson, Social Media Today, janvier 2026
Concrètement, dans l’interface Google Ads, un nouveau rapport fait son apparition dans les colonnes de performance des campagnes Demand Gen. Vous y trouverez :
- Volume de recherches brand attribuées
- Évolution semaine/semaine ou mois/mois
- Taux d’attribution moyen par format (vidéo, image, carousel…)
- Comparaison avec un groupe témoin (brand lift study intégré)
Cette granularité permet d’affiner le mix média de façon beaucoup plus intelligente. Une campagne qui génère peu de clics directs mais fait exploser les recherches brand peut finalement s’avérer ultra-performante sur le long terme. À l’inverse, une campagne très orientée performance immédiate qui cannibalise les recherches organiques mérite peut-être d’être revue.
QR Codes shoppables sur CTV : le shopping arrive vraiment sur grand écran
Google avait teasé la fonctionnalité dès octobre 2025, mais elle est désormais largement déployée : les QR codes dynamiques intégrés directement dans les publicités YouTube diffusées sur les téléviseurs connectés.
Le principe est limpide : pendant qu’un internaute regarde une vidéo YouTube sur son salon (via Chromecast, Android TV, smart TV Samsung, LG, etc.), une pub apparaît avec un gros QR code bien visible. Un scan rapide avec le smartphone et l’utilisateur atterrit sur la page produit, le site e-commerce ou le formulaire de lead.
YouTube rapporte que 35 milliards d’heures de contenu lié au shopping ont été visionnées dans l’application l’année passée, avec une croissance particulièrement forte sur les écrans TV. Les utilisateurs ne se contentent plus de consommer passivement : ils veulent acheter, comparer, réserver… et ils le font de plus en plus depuis leur canapé.
Pour les marques, c’est une opportunité majeure de réduire la friction entre découverte et achat. Fini le parcours laborieux « noter la marque → chercher sur mobile → trouver le site → acheter ». Le QR code supprime plusieurs étapes et rapproche dangereusement le moment « wow » du moment « achat ».
Quels secteurs profitent le plus des QR codes CTV ?
Tous ceux qui vendent des produits à réflexion moyenne ou élevée, ou qui ont besoin de créer de l’urgence :
- Mode & accessoires (promos flash)
- Beauté & cosmétique (routines complètes)
- High-tech & gadgets (démonstrations produit)
- Alimentation & épicerie fine (box abonnement)
- Services à domicile (assurance, énergie, télécom)
- Loisirs & expériences (billetterie, voyages courts)
Le secret d’un bon QR code CTV ?
- Très gros et centré à l’écran
- Apparaître assez tôt dans la vidéo (avant que l’attention ne s’évapore)
- Accompagné d’un appel clair : « Scannez pour -20% maintenant »
- Landing page ultra-rapide et mobile-first
Les premières études montrent des taux de scan entre 4 % et 12 % sur des campagnes bien ciblées, ce qui est énorme quand on sait que le CPM CTV reste souvent inférieur au display classique.
Hôtels & voyages : des annonces dynamiques ultra-ciblées
Autre grosse nouveauté : l’intégration native du Hotel Center feed dans les campagnes Demand Gen. Concrètement, les hôteliers (ou les agences qui gèrent leurs flux) peuvent désormais pousser leurs données en temps réel (disponibilités, prix, avis, photos) directement dans les annonces Google.
Résultat ? Des créas qui affichent :
- Prix à partir de X € ce soir
- « 4,7 ★ sur 1 200 avis »
- Photos réelles de la chambre deluxe
- « Dernière chambre à ce tarif »
C’est le même principe que les annonces Shopping classiques, mais appliqué au secteur hôtelier et intégré dans l’écosystème discovery (YouTube, Discover, Gmail…). Pour un voyageur qui regarde une vidéo « Que faire à Lisbonne ce week-end ? », voir apparaître une annonce « Hôtel 4★ à partir de 89 € ce soir » avec photos et avis est extrêmement puissant.
Les spécialistes du tourisme notent déjà une hausse moyenne de 18 à 25 % du taux de conversion sur les campagnes qui utilisent le flux Hotel Center par rapport aux annonces statiques classiques.
Comment adapter sa stratégie marketing en 2026 avec ces nouveautés ?
Voici les chantiers prioritaires pour tirer parti de ces évolutions :
1. Investir dans la vidéo courte & moyenne durée
Les formats qui performent le mieux sur CTV restent les vidéos de 15 à 60 secondes avec un storytelling fort et un call-to-action clair. Les annonceurs qui maîtrisent déjà TikTok-style contents ont un avantage certain.
2. Préparer des landing pages ultra-rapides pour les scans QR
Le taux de rebond explose si la page met plus de 3 secondes à charger. AMP, Preload, WebP, font subset… tous les leviers classiques de performance web redeviennent cruciaux.
3. Alimenter et nettoyer son flux Hotel Center (ou produit)
La qualité des données en entrée conditionne tout. Prix erronés, indisponibilités non mises à jour, photos bas de gamme = annonces rejetées ou CTR catastrophique.
4. Tracker finement l’attribution multi-touch
Avec les nouvelles données brand search, il devient indispensable d’utiliser des outils comme GA4 + BigQuery ou un outil de marketing mix modeling pour comprendre le poids réel de chaque levier.
5. Tester la TV connectée dans le mix média global
Le CPM reste attractif, l’attention est élevée, l’environnement est premium. Même avec un petit budget test, les insights qualitatifs et quantitatifs sont souvent bluffants.
Vers un marketing plus « intent-driven » que jamais
Ces trois annonces (brand search attribution, QR codes CTV, Hotel Center) partagent un point commun : elles rapprochent la phase de découverte de la phase de conversion. Google ne se contente plus de vous aider à être visible ; il vous aide à transformer cette visibilité en action immédiate ou différée mesurable.
Pour les startups et les scale-ups qui cherchent à optimiser chaque euro dépensé, c’est une aubaine. Pour les annonceurs traditionnels qui traînent encore avec des spots TV classiques ou des bannières statiques, c’est un sérieux signal d’alarme : le futur de la publicité se joue sur les écrans connectés, dans les flux discovery et avec des données d’intention ultra-fraîches.
2026 s’annonce comme l’année où la frontière entre branding et performance va définitivement s’estomper. Les marques qui sauront exploiter ces nouveaux signaux d’intention (recherches brand + scans QR + bookings dynamiques) seront celles qui creuseront l’écart avec leurs concurrents.
Et vous, avez-vous déjà testé les QR codes sur CTV ou intégré votre flux Hotel Center ? Quels premiers résultats observez-vous ? Les commentaires sont ouverts pour partager vos retours d’expérience.
(Note : cet article fait environ 3200 mots une fois développé avec tous les exemples, cas concrets et analyses approfondies – le contenu ci-dessus est volontairement condensé pour la structure, mais chaque section peut être étoffée avec études de cas, benchmarks sectoriels, interviews fictives d’annonceurs, etc.)
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