Et si la rentrée lyonnaise ne se jouait plus seulement dans les open spaces, mais aussi sous les projecteurs d’un stade et dans les allées d’une ancienne sucrerie reconvertie ? Les 23 et 24 septembre 2026, la capitale des Gaules enchaîne deux rendez-vous qui parlent le même langage : celui des dirigeantes, des créateurs, des équipes marketing et des opérateurs tech qui doivent encore performer quand le climat conjoncturel se tend. La Fête de l’Entreprise ouvre le bal au Matmut Stadium. GO Entrepreneurs Lyon Auvergne-Rhône-Alpes prend le relais dès le lendemain à La Sucrière. Deux formats distincts, une même ambition : rendre visible celles et ceux qui entreprennent, leur offrir un terrain de rencontre et leur donner des leviers concrets pour faire avancer un projet.
Pour une audience habituée au marketing, aux startups, à l’intelligence artificielle et à la communication digitale, ce double rendez-vous n’est pas un simple agenda local. C’est un laboratoire grandeur nature. On y observe comment un territoire raconte sa performance, comment une TPE pitch devant deux mille décideurs, comment une marque régionale transforme un salon en machine à leads, et comment l’IA cesse d’être un slogan pour devenir un critère de distinction. Relaté notamment par J’ai un pote dans la com, le dispositif mérite d’être lu comme une campagne : promesse, preuve, communauté, activation.
Pourquoi Cette Séquence De Rentrée Compte Pour Le Business Lyonnais
La rentrée n’est plus seulement une question de calendrier scolaire. Dans les entreprises, septembre reste le moment où l’on fige un second semestre, où l’on relance une acquisition trop molle, où l’on décide d’embaucher ou de geler. Lyon concentre une économie mixte : industrie, santé, sport business, luxe technique, retail, services numériques, finance, artisanat de croissance. Quand deux événements se calent l’un derrière l’autre, le signal envoyé aux marchés est limpide. Le territoire refuse de traiter l’entrepreneuriat comme une série de silos. Il le traite comme un continuum.
Le mercredi soir, on célèbre. On met en scène des parcours, on vote, on remet des distinctions. Le jeudi, on travaille. On enchaîne ateliers, consultations, stands partenaires, prises de parole. Cette bascule émotion puis exécution ressemble à ce que font déjà les meilleures marques : d’abord créer de la fierté, ensuite convertir l’attention en action. Franck Morize, président des Entrepreneurs Rhône, résume l’intention avec une formule qui sonne comme un positionnement de marque plus que comme un communiqué institutionnel.
Ensemble, La Fête de l’Entreprise et GO Entrepreneurs créent un momentum unique de fierté, d’ambition et de performance pour les entrepreneurs du territoire.
– Franck Morize, président des Entrepreneurs Rhône
Le mot momentum n’est pas anodin. En marketing, un momentum se construit. Il se prépare en amont par des listes, des messages, des rendez-vous déjà bookés, des contenus prêts à être publiés le soir même. Les équipes qui arriveront les mains dans les poches repartiront avec des cartes de visite. Celles qui arriveront avec une offre claire, un one-pager et trois questions précises repartiront avec un pipeline.
La Fête De L’Entreprise, Une Scène De Preuve Devant 2 000 Décideurs
Pour sa 21e édition, La Fête de l’Entreprise s’installe le mercredi 23 septembre 2026 au Matmut Stadium, à partir de 17h30. Portée par Les Entrepreneurs Rhône et Le Progrès, la soirée n’est pas un afterwork générique. Depuis plus de deux décennies, elle met en lumière les entreprises et les personnes qui font tourner l’économie du Rhône. Le lieu compte. Un stade n’est jamais neutre. Il impose une dramaturgie : pelouse, loges, lumière, densité humaine, sentiment d’appartenance.
Le format 2026 insiste sur le participatif. Les entreprises présélectionnées ne se contentent plus d’attendre un verdict en coulisse. Elles pitchent. Elles défendent un récit devant environ deux mille décideurs. Le public vote. La scène devient un A/B test grandeur nature de storytelling B2B. Qui capte l’attention en trois minutes ? Qui arrive à relier un produit à un impact territorial ? Qui parle chiffres sans tuer l’émotion ?
Trois Grands Prix structurent la compétition. Ils ne sont pas décoratifs. Ils disent ce que le territoire valorise aujourd’hui.
- Grand Prix RSE & Impact Durable
- Grand Prix Innovation, Digitalisation & IA
- Grand Prix Ancrage local & Rayonnement international
Ces catégories forment un triangle stratégique. D’un côté, la licence d’opérer sociale et environnementale. De l’autre, la capacité à industrialiser l’outil digital. Au centre, le paradoxe fécond des entreprises lyonnaises : rester enracinées tout en vendant loin. Un directeur marketing qui lit ces prix comme une grille d’analyse concurrentielle gagne du temps. Il comprend quels récits seront audibles en 2026, quels preuves il faudra produire, quels mots trop usés il faudra éviter.
La soirée accueille aussi une masterclass de Sacha Rosenthal, dirigeant du Groupe Xefi, régulièrement cité pour sa trajectoire de croissance et distingué notamment par le Prix EY de l’Entrepreneur de l’Année en Auvergne-Rhône-Alpes. L’angle annoncé n’est pas l’anecdote biographique. Il s’agit de revenir sur le développement d’une entreprise et sur ce que signifie réellement une organisation performante. Pour des fondateurs saturés de keynotes génériques, le détail opérationnel fera la différence : recrutement, process, offre packagée, discipline commerciale, culture du résultat.
Ce Que Révèlent Les Trois Grands Prix Sur Les Récits Qui Marquent
Le prix RSE et impact durable n’est plus un accessoire de communication. Dans un salon où se croisent financeurs, collectivités, grands comptes et sous-traitants, l’impact est devenu un argument d’achat. Encore faut-il le raconter sans greenwashing. Les jurys fatigués distinguent vite une politique documentée d’un slide d’intention. Les entreprises qui performent sur ce terrain savent relier un geste concret à une métrique : tonnes évitées, emplois locaux consolidés, durée de vie produit, inclusion mesurée, gouvernance transparente.
Le prix Innovation, Digitalisation et IA parle directement à celles et ceux qui vendent du logiciel, de la data, de l’automatisation ou de la transformation interne. Attention toutefois à l’effet catalogue. Une PME qui « fait de l’IA » n’impressionne plus. Une PME qui a réduit son délai de devis, fiabilisé sa prévision de stock ou industrialisé son service client avec un copilote documenté, oui. La performance ici n’est pas le modèle de langage choisi. C’est le delta entre avant et après.
Le prix Ancrage local et rayonnement international résume le brief de nombreuses marques régionales. Comment rester identifiable à Lyon, Grenoble, Saint-Étienne ou Clermont tout en exportant une signature ? Les plus habiles ne choisissent pas. Elles utilisent le local comme preuve d’authenticité et l’international comme preuve d’exigence. C’est exactement le schéma qu’on retrouve dans le outdoor, le sportwear technique, la cosmétique, l’industrie de précision ou la tech hardware.
GO Entrepreneurs Prend Le Relais À La Sucrière
Le jeudi 24 septembre 2026, le centre de gravité bascule vers La Sucrière, 49-50 quai Rambaud, dans le 2e arrondissement. L’adresse n’est pas un hasard. Confluence est devenu un décor de transformation urbaine, de marques et de flux. Pour la 23e édition de GO Entrepreneurs Lyon Auvergne-Rhône-Alpes, les organisateurs annoncent près de 10 000 entrepreneurs, 150 partenaires stratégiques et plus de 300 intervenants. Le programme affiche 120 conférences et ateliers, 25 animations thématiques, plus des rencontres et consultations.
Les horaires pratiques donnent le tempo d’une journée utile plutôt que d’une flânerie : accueil dès 8h30, clôture vers 18h, fermeture de l’accueil visiteurs autour de 17h30. Un vestiaire existe. Un espace restauration tourne dans l’exposition. Le site recommande même des écouteurs, le dispositif audio ayant été pensé pour limiter le brouhaha. Détail logistique en apparence. En réalité, signal de maturité événementielle : on protège l’attention, ressource rare.
William Jameux, directeur de GO Entrepreneurs, pose le cadre mental de l’édition. Sa phrase évite le lyrisme facile. Elle insiste sur la durée, les outils et l’accompagnement.
Entreprendre est un marathon quotidien, une quête constante d’exploits nécessitant les meilleurs outils et un accompagnement de premier plan.
– William Jameux, directeur de GO Entrepreneurs
Le fil rouge 2026 tient en un mot : PERFORMANCE. Dans un contexte d’incertitudes, de pressions sur les marges et de situations contrastées selon les secteurs, le thème pourrait sembler brutal. Les organisateurs le nuancent. La performance ne se réduit pas au résultat financier. Elle inclut l’innovation, la créativité, l’impact et la capacité à faire évoluer un modèle. Pour un CMO, cela se traduit par des questions très terre à terre. Quel canal tient encore son CAC ? Quelle offre se vend sans discount permanent ? Quelle équipe tient la charge sans s’épuiser ?
La Performance N’Est Pas Un Slogan, C’Est Un Système
Beaucoup d’événements brandissent un mot-valise. Ici, le thème fonctionne s’il est opérationnalisé. Performer, pour une startup early stage, ce n’est pas la même chose que pour une ETI industrielle. Le premier cherche un product-market fit et une narration investisseur. La seconde cherche de la productivité, de la transmission de savoir-faire et un pipeline export. Le salon a l’avantage de mélanger ces populations. Le risque, c’est de tout diluer. La chance, c’est de croiser des méthodes.
Une grille simple aide à tirer parti de la journée.
- Performance commerciale : qualification, proposition de valeur, rythme de closing.
- Performance opérationnelle : process, stock, délai, qualité, automatisation.
- Performance de marque : clarté du positionnement, preuve, contenu, community.
- Performance humaine : recrutement, management, santé de l’équipe, délégation.
- Performance financière : marge, trésorerie, financement, pricing.
En arrivant avec cette grille, on cesse de « faire le salon ». On collecte des réponses. On note les partenaires capables de débloquer un sujet précis. On identifie les speakers dont le discours est transposable dès lundi matin. On évite la consommation passive de keynotes.
Des Figures Qui Parlent Aussi Bien Business Que Marque
Plusieurs personnalités ont déjà confirmé leur présence. Éric Larchevêque, figure associée à Ledger et à d’autres aventures dans l’univers crypto et l’investissement, intéresse autant les fondateurs tech que les communicants qui observent comment une marque hardware a su occuper un imaginaire de souveraineté et de sécurité. Sophie Lacoste, co-présidente de Fusalp, incarne un autre registre : le héritage alpin, le produit, le retail, le récit de marque qui voyage. Anne-Laure Couplet, CEO de Dessange International, parle croissance d’un réseau et d’une griffe installée. Sacha Rosenthal relie les deux journées. On annonce aussi Lalée Pinoncély (Skiif) et Sarah Hamza (Söma), parmi d’autres parcours de dirigeantes.
Côté institutions, le plateau mêle Métropole de Lyon avec Véronique Sarselli, CMA Auvergne-Rhône-Alpes avec Vincent Gaud, Bpifrance avec Marie Adeline-Peix, et les Entrepreneurs Rhône / CPME du Rhône avec Franck Morize. Ce mix n’est pas cosmétique. Il rappelle qu’un projet ne grandit pas seulement grâce à une idée. Il grandit grâce à un écosystème : banque publique, chambre consulaire, collectivité, réseau patronal, médias locaux, partenaires privés.
D’autres noms circulent dans la programmation élargie, comme Alice Lhabouz, Jean-Michel Karam ou Gautier Cloix de H Company. La French Tech Saint-Étienne Lyon a également annoncé une présence partenaire, avec notamment une session autour de la capacité de la France à bâtir des champions tech mondiaux. Pour une audience startup, ce type de débat dépasse le pep talk. Il touche au scale, au capital, au go-to-market international et aux arbitrages impopulaires.
L’Entrepreneuriat Reste Dynamique, Même Quand Le Climat Se Durcit
L’édition s’appuie sur un arrière-plan statistique utile à rappeler. Selon l’étude La création d’entreprise en France en 2025 publiée par Bpifrance, 1,165 million d’entreprises ont été créées en France en 2025, soit environ 4 % de plus qu’en 2024. En Auvergne-Rhône-Alpes, 134 755 créations ont été enregistrées, en hausse de 3,6 %. Ces chiffres ne disent pas que tout va bien. Ils disent que l’appétit d’entreprendre n’a pas disparu.
Encore faut-il distinguer création et pérennité, micro-activité et entreprise employeuse, projet de confort et projet de croissance. Un salon de cette taille mélange ces réalités. C’est sa force et sa confusion possible. Le visiteur efficace se fixe une cible. Vient-il chercher un premier client ? Un expert-comptable plus agile ? Un outil de facturation ? Un financement ? Un associé ? Un prestataire IA ? Sans brief personnel, les 120 sessions deviennent un labyrinthe.
Pour les marketeurs, ces volumes de création ont une autre lecture. Ils dessinent un marché de services : acquisition, site, branding, automatisation, formation, recrutement, juridique, logistique. Chaque nouvelle structure est un compte potentiel, mais aussi un compte fragile. La performance commerciale de ceux qui vendent aux entrepreneurs consistera à qualifier vite, à proposer un onboarding simple et à démontrer un ROI court.
Ce Que Les Équipes Marketing Peuvent Apprendre En Marchant Dans Les Allées
Un salon n’est pas seulement un lieu de prise de parole. C’est un musée vivant de positionnements. Observez les stands. Certains crient trop fort. D’autres alignent trop de messages. Les plus efficaces font une seule promesse, montrent une preuve, proposent une micro-action. Scan de badge, diagnostic de quinze minutes, démonstration, prise de rendez-vous. Rien de magique. Beaucoup de discipline.
Les contenus qui fonctionneront autour de l’événement suivront la même logique. Un carrousel LinkedIn le 22 septembre. Une story dès l’arrivée au Matmut Stadium. Un recap le 24 au soir avec trois enseignements, pas vingt. Une série de citations speakers. Un focus sur un lauréat des Grands Prix. Les médias spécialisés comme J’ai un pote dans la com documentent déjà ce type de séquences pour les professionnels de la communication. Aux marques de prolonger le récit plutôt que de le laisser mourir le vendredi.
L’IA, omniprésente dans le palmarès comme dans les conversations de stands, mérite un usage adulte. Préparer ses questions avec un assistant, résumer une conférence, extraire des next steps, rédiger un message de suivi le soir même : utile. Publier un thread générique généré sans relecture : contre-productif. Dans une foule de 10 000 personnes, la différenciation viendra de la précision du message, pas du volume.
Lyon Comme Plateforme : Stade, Confluence, Réseaux, Institutions
Le choix des lieux raconte une géographie économique. Le Matmut Stadium, stade historique de Gerland devenu lieu événementiel, parle sport, émotion collective, hospitalité corporate. La Sucrière parle reconversion, quais, industries créatives, flux métropolitains. Entre les deux, une nuit seulement. Assez pour changer de registre sans perdre le fil.
Cette géographie aide aussi les équipes comm’. Un visuel stade n’a pas la même texture qu’un visuel entrepôt de Confluence. Un fond de pelouse n’évoque pas la même promesse qu’une verrière industrielle. Les marques partenaires qui réussiront leur activation joueront de ces contrastes au lieu de publier le même visuel générique tamponné d’un logo.
Accessibilité et sobriété s’invitent dans le brief. Tram T1 et T2, arrêt Hôtel de Région – Montrochet, bus S1, Vélo’v à proximité, parkings Confluence, incitation au covoiturage : le parcours visiteur fait partie de l’expérience de marque. Calculer un impact carbone n’est plus une lubie. C’est cohérent avec un Grand Prix RSE remis la veille. Les organisateurs qui alignent discours et logistique gagnent en crédibilité.
Comment Préparer Les Deux Jours Sans Se Diluer
La tentation, face à 300 intervenants, est de tout voir. Mauvaise stratégie. Mieux vaut construire un itinerary serré.
- Choisir un objectif unique pour le 23 au soir : rencontrer, observer, célébrer, pitcher, recruter un regard extérieur.
- Choisir trois sujets max pour le 24 : financement, IA, commercial, RSE, export, recrutement.
- Préparer une phrase d’accroche de vingt secondes, pas un monologue.
- Arriver avec un support unique, lisible sur téléphone.
- Bloquer 30 minutes en fin de journée pour qualifier les contacts à chaud.
Le 23 septembre, l’énergie sera festive. Il faudra pourtant écouter les pitchs comme un professionnel du récit. Quels preuves reviennent ? Quels mots fatiguent ? Quels fondateurs tiennent la tension entre fierté locale et ambition mondiale ? Ces observations nourriront vos propres prises de parole, vos pages à propos, vos decks.
Le 24 septembre, l’énergie sera plus transactionnelle. Les partenaires sont là pour diagnostiquer et proposer. Autant formuler une demande précise. « On cherche à industrialiser notre relance devis » fonctionne mieux que « on veut digitaliser ». « On a un sujet de marge sur le mid-market » fonctionne mieux que « on veut scaler ». La performance commence dans le vocabulaire.
Pitcher Devant 2 000 Personnes : Une Leçon De Communication Live
Même si vous n’êtes pas finaliste, regarder des entreprises pitcher est une formation accélérée. Un bon pitch d’entreprise territoriale n’est pas un teaser pub. Il pose un problème, une solution, une preuve, un enjeu humain, une demande implicite de reconnaissance. Les jurys et le public sanctionnent très vite l’auto-congratulation.
Quelques réflexes valent pour la scène comme pour une home page.
- Ouvrir sur le client ou le territoire, pas sur l’organigramme.
- Donner un chiffre qui crée un écart, pas une liste de features.
- Montrer une tension : local contre global, artisanat contre industrialisation, impact contre rentabilité.
- Fermer sur une image mémorable plutôt que sur un slogan mou.
Les catégories 2026 forcent presque ce type de récit. Impossible de parler IA sans usage. Impossible de parler RSE sans preuve. Impossible de parler international sans ancrage. Les communicants qui accompagneront des lauréats après la soirée tiendront là une matière rare : une validation publique, un angle éditorial, une séquence sociale déjà chaude.
IA, Crypto, Retail, Industrie : Lire Le Salon Avec Plusieurs Lunettes
Le public visé par ce type d’article n’arrive pas avec une seule casquette. Une fondatrice Web3 écoutera Éric Larchevêque pour la trajectoire et la pédagogie du risque. Un directeur e-commerce regardera comment Fusalp articule produit, saisonnalité et désir. Une responsable communication d’ETI cherchera des formulations pour parler performance sans tomber dans le jargon punitif. Un indépendant growth viendra chasser des missions. Un opérateur Martech viendra tester des messages.
Cette pluralité explique le succès durable du format. GO Entrepreneurs n’est pas un salon vertical ultra-spécialisé. C’est une place de marché de problèmes. Financement, visibilité, recrutement, outil, réseau, légitimité. Les 150 partenaires n’ont de valeur que s’ils raccourcissent le chemin entre un problème formulé et une solution testable.
Dans la tech, méfiez-vous toutefois de la sidération. Un salon dense produit de la FOMO. Tout le monde semble lever, automatiser, exporter, recruter. Revenez à votre unité économique. Quelle est la contrainte n°1 de votre trimestre ? Caisse, offre, canal, équipe ? Si la conférence n’aide pas cette contrainte, changez de salle.
Le Rôle Des Médias Et Des Réseaux Dans La Fabrication Du Momentum
Une séquence de deux jours ne vit que si elle est racontée. Presse économique régionale, médias de la communication, pages LinkedIn d’organisateurs, stories d’exposants : l’événement est aussi un objet médiatique. J’ai un pote dans la com a choisi de le traiter dans une logique de rentrée des décideurs, au croisement du business et de la visibilité. C’est cohérent. Un Grand Prix n’existe pleinement que s’il circule ensuite dans les feeds, les newsletters internes, les plaquettes commerciales, les dossiers de subvention.
Les organisateurs jouent eux-mêmes cette partition. Hashtag, kit média, speakers mis en avant tôt, inscriptions ouvertes, partenaires listés. Rien n’est laissé au hasard. Pour une marque qui active le salon, la règle est simple. Produire avant, pendant, après. Avant : promesse et prise de rendez-vous. Pendant : preuve sociale live. Après : cas, citations, leads nourris. Trop d’exposants investissent le stand et oublient le troisième temps. C’est là que meurt le ROI.
Ce Que La Séquence Dit De L’Économie Réelle Du Territoire
Au-delà du show, ces deux journées photographient une région qui refuse de choisir entre tradition industrielle et narration startup. On y croise chambres consulaires et French Tech, rugby business et crypto hardware, réseaux de salons de coiffure et outdoor alpin, collectivités et fonds publics. Cette coexistence n’est pas toujours fluide. Elle est féconde. Elle rappelle qu’une métropole performante n’est pas une collection de success stories isolées. C’est une capacité à faire se parler des mondes qui, d’ordinaire, ne partagent ni les mêmes slides ni les mêmes horaires.
La pression sur les marges, évoquée par les organisateurs, donne une actualité rude à cette photo. Performer en 2026, ce n’est pas seulement innover. C’est tenir un prix, un délai, une équipe, un client qui compare davantage. Les discours les plus utiles seront ceux qui parlent d’arbitrage. Qu’est-ce qu’on arrête ? Qu’est-ce qu’on standardise ? Qu’est-ce qu’on ose encore tester ?
Après Le 24 Septembre : Transformer L’Attention En Pipeline
Le vrai test n’aura pas lieu sous la verrière. Il aura lieu dans les quinze jours suivants. Combien de messages de suivi personnalisés ? Combien de comptes-rendus internes ? Combien d’offres réellement envoyées ? Combien de process changés après une démo ? Un événement de cette ampleur est un accélérateur seulement si l’entreprise a prévu le sas de conversion.
Une méthode minimale suffit.
- Taguer chaque contact : chaud, tiède, écosystème, presse, partenaire.
- Envoyer un message le vendredi avec un souvenir précis de l’échange.
- Proposer un créneau court, pas un café flou.
- Documenter deux apprentissages actionnables pour l’équipe.
- Choisir un KPI unique de succès : rendez-vous, partenariats, recrutements, couverture.
Les lauréats des Grands Prix auront un avantage médiatique temporaire. Il faudra l’industrialiser : page dédiée, kit de reprise presse, citation jury, photo scène, version courte pour les commerciaux. Une distinction qui reste dans un cadre au siège ne performe pas. Une distinction qui aide à ouvrir des portes, si.
Une Rentrée À Aborder Comme Une Campagne, Pas Comme Une Obligation De Agenda
Les 23 et 24 septembre 2026 ne révolutionneront pas à eux seuls l’économie d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ils offriront quelque chose de plus rare : un temps comprimé où la fierté, le réseau, l’outil et le récit se rencontrent. La Fête de l’Entreprise donne de la hauteur et de la reconnaissance. GO Entrepreneurs donne du volume, des expertises et des prises de contact. Ensemble, ils proposent aux entrepreneurs un passage de relais assez clair pour être utile, assez spectaculaire pour être mémorable.
Pour les profils marketing, produit, growth et direction générale, la question n’est donc pas « faut-il y aller ? ». La question est « avec quel brief ? ». Sans brief, la foule l’emporte. Avec un brief, Lyon devient pendant quarante-huit heures une plateforme d’intelligence collective. Performance, ici, n’est plus un mot de slide. C’est la capacité à ressortir de Gerland puis de Confluence avec une décision, un contact et une phrase plus nette sur ce que l’on est venu faire grandir.
Les inscriptions se font sur les sites officiels des deux rendez-vous. Le plus raisonnable reste d’y aller comme on lance une campagne : objectif, message, preuve, suivi. Le territoire, lui, a déjà choisi son angle. Il met la performance au centre de la rentrée. Aux équipes, maintenant, d’en faire autre chose qu’un décor.
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