Imaginez une marque qui ose peindre le monde en rose fluo pour vendre des lardons sans cochon, et qui parvient non seulement à se faire remarquer dans un rayon ultra-concurrentiel, mais à devenir instantanément reconnaissable. C’est l’exploit que réalise LA VIE depuis plusieurs années dans l’univers de la foodtech végane. Derrière cette explosion chromatique et ces campagnes qui font sourire (ou grincer des dents), se cache un travail minutieux de direction artistique. Récemment, Pauline Guilhou, Directrice Artistique de la marque, s’est confiée dans le podcast « C’est MJN » produit par l’agence Hypersthène. Un épisode riche en insights pour tous les passionnés de branding, de marketing food et de stratégies digitales audacieuses.
Dans un marché où les alternatives végétales se multiplient, se démarquer relève du défi permanent. LA VIE a choisi de ne pas suivre la voie sage des verts pastels et des messages sérieux éco-responsables. Non, elle a opté pour le rose pétant, assumé, presque provocateur. Et ça marche : les consommateurs identifient la marque en un clin d’œil, que ce soit en supermarché, sur les réseaux sociaux ou dans les rues avec ses activations outdoor XXL. Comment construire une telle identité durable ? Quels sont les défis quotidiens d’une DA dans une startup food en hyper-croissance ? Pauline Guilhou lève le voile.
Pourquoi le rose est devenu la signature incontournable de LA VIE
Le choix du rose n’est pas anodin. Historiquement, la charcuterie porcine évoque des tons chair, rosés, appétissants. En adoptant un rose ultra-saturé, presque fluo, LA VIE crée un décalage malin : on flirte avec l’esthétique de la viande traditionnelle tout en criant haut et fort qu’il s’agit de 100 % végétal. Ce paradoxe visuel génère curiosité et mémorisation immédiate.
Pauline Guilhou explique dans le podcast que cette couleur signature n’est pas juste un gimmick esthétique. Elle doit vivre sur tous les supports : packaging, affichage urbain, réseaux sociaux, PLV en magasin, shootings produits, vidéos… Maintenir cette cohérence sans lasser demande une discipline de fer et une plateforme créative solide.
« Faire vivre une couleur signature dans le temps, c’est un exercice d’équilibriste : il faut qu’elle reste fraîche, qu’elle ne devienne jamais criarde ou datée. »
– Pauline Guilhou, Directrice Artistique LA VIE
Pour y parvenir, l’équipe a développé un design system ultra-précis : nuances de rose déclinées selon les produits, associations avec du vert (pour rappeler le végétal) et du rouge (énergie, appétit), typographies contrastées, illustrations maison… Tout est calibré pour que le rose ne soit jamais seul, mais toujours accompagné d’éléments qui le font vibrer.
Construire une plateforme créative cohérente et évolutive
Une identité forte ne se résume pas à une couleur. Chez LA VIE, tout part d’un ton de voix : impertinent, joyeux, inclusif. On ne juge pas les carnivores, on invite tout le monde à tester « la vie en mieux ». Ce positionnement permet de renouveler les idées sans perdre en reconnaissance.
Pauline détaille comment naissent les campagnes : brainstorming ouvert, moodboards explosifs, puis itérations rapides. L’objectif ? Toujours surprendre tout en restant dans l’univers rose. Exemples marquants : les activations où Londres est « tourné en rose », les billboards géants « Tout est bon sans le cochon », ou encore les collaborations inattendues.
- Campagnes OOH massives dans plusieurs villes françaises et européennes
- Partenariats avec des taxis londoniens repeints en rose
- Contenus sociaux ultra-engageants avec humour assumé
- Packaging qui joue sur l’ironie et le clin d’œil
Ces actions ne sont pas isolées : elles s’inscrivent dans une stratégie globale où chaque touchpoint renforce l’identité. C’est exactement ce que recherchent les marketeurs et entrepreneurs tech aujourd’hui : une marque qui scale sans diluer son ADN.
La réalité terrain d’une Directrice Artistique foodtech
Derrière les belles images Instagram et les campagnes virales, il y a un quotidien très opérationnel. Pauline Guilhou gère shootings photo (où la nourriture doit paraître irrésistible sans viande animale), création de nouveaux packagings, PLV en GMS, événements pop-up, brief créatif pour agences partenaires…
Elle insiste sur l’importance de l’alignement : direction artistique, photographie, copywriting, media planning… Tout doit respirer LA VIE. Un packaging mal décliné ou une photo qui sort du ton peut casser des mois de travail de cohérence.
Autre défi majeur : l’innovation produit. Chaque nouveau lancement (bacon, jambon, saucisson…) doit s’intégrer naturellement dans l’univers existant tout en apportant de la nouveauté. Cela demande une veille constante sur les tendances food, packaging et visuel.
« La direction artistique ne s’arrête jamais. C’est un travail quotidien pour que la marque reste vivante et pertinente. »
– Pauline Guilhou
Leçons pour les startups et marques en quête d’impact
Que retenir de cet épisode pour un entrepreneur, un CMO ou un créatif en agence ? Voici quelques takeaways puissants :
- Osez la différenciation radicale : le rose de LA VIE aurait pu être perçu comme too much. Au contraire, il est devenu son super-pouvoir.
- Construisez un système, pas juste un logo : un design system robuste permet de scaler rapidement sans perdre en qualité.
- Le ton de voix est aussi important que le visuel : humour inclusif + rose pétant = combo gagnant pour toucher flexitariens et vegans.
- La cohérence paie sur le long terme : renouveler sans trahir l’ADN demande rigueur et créativité.
- Intégrez l’opérationnel dès le départ : une belle identité ne vaut rien si elle ne survit pas aux contraintes terrain (coûts impression, PLV, etc.).
Ces principes s’appliquent bien au-delà de la foodtech : que vous lanciez une app crypto, un SaaS IA ou une DNVB, une identité mémorable et cohérente reste un levier de croissance majeur.
Pourquoi écouter « C’est MJN » si vous êtes dans le marketing digital ou le branding
Produit par l’agence Hypersthène, ce podcast se distingue par sa capacité à aller dans les coulisses sans tabou. Les invités sont des créatifs en activité, pas des théoriciens. L’épisode avec Pauline Guilhou est particulièrement inspirant car il mêle vision stratégique et réalité concrète d’une marque en pleine accélération.
Pour les professionnels du marketing, de la communication digitale, du design ou même des fondateurs de startups tech, c’est une mine d’or : comment transformer une contrainte (alternative végétale) en force (identité unique), comment manager une identité au quotidien, comment innover sans se répéter…
Dans un monde saturé de contenus, les marques qui osent une vraie personnalité – comme LA VIE avec son rose assumé – sortent du lot. Elles créent de l’attachement, de la préférence, et in fine, des ventes récurrentes.
L’avenir du branding foodtech à l’ère de l’attention fragmentée
Pauline évoque aussi les évolutions à venir : comment intégrer l’IA dans la création visuelle sans perdre l’âme humaine ? Comment rester pertinent face à la fatigue publicitaire ? Comment continuer à surprendre un public de plus en plus exigeant ?
Autant de questions que se posent tous les acteurs du marketing et de la tech aujourd’hui. LA VIE montre qu’une stratégie créative audacieuse, alliée à une exécution irréprochable, peut transformer une startup en leader de catégorie.
Si vous cherchez de l’inspiration pour votre propre branding, votre prochaine campagne ou simplement pour comprendre comment une marque food peut devenir culturelle, foncez écouter cet épisode de « C’est MJN ». Vous verrez la vie… en rose !
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