Et si les plus grandes entreprises mondiales dépensaient de moins en moins en publicité par rapport à ce qu’elles gagnent réellement ? C’est précisément ce que révèle le dernier rapport de WARC Media. Alors que le marché publicitaire global continue de grimper, les 25 principaux annonceurs américains voient leur ratio dépenses publicitaires sur chiffre d’affaires glisser de 6,1 % en 2019 à 5,5 % en 2025. Une évolution qui dessine un marché à deux vitesses et qui force les marketeurs, les startups et les agences à repenser leurs stratégies.
Le rapport intitulé Global Ad Trends : The cost of being seen, publié le 15 octobre 2026, passe au crible l’intensité publicitaire de ces géants. Il ne s’agit pas d’une baisse brute des investissements, mais d’une progression beaucoup plus lente que celle de leur activité. Les dépenses publicitaires cumulées de ces 25 acteurs ont bondi de 56 % entre 2019 et 2025, tandis que leur chiffre d’affaires progressait de 73 %. Résultat : le poids relatif de la publicité dans leurs comptes diminue. Pour les professionnels du marketing digital, cette tendance soulève des questions essentielles sur l’efficacité des canaux, le rôle des plateformes propriétaires et la manière dont les budgets se redistribuent.
Un Marché Publicitaire Mondial Qui Continue De Progresser
Avant de plonger dans les détails des grandes marques, il faut regarder le contexte global. WARC Media anticipe une hausse de 11,9 % des dépenses publicitaires mondiales pour l’année en cours, portant le total à 1 340 milliards de dollars. Corrigée de l’inflation, cette progression représente une augmentation impressionnante de 61,3 % sur les vingt-cinq dernières années. Le moteur principal reste clairement identifié : le retail media et la publicité sur les plateformes numériques.
Ces chiffres donnent le ton. Le marché n’est pas en crise. Il est en pleine mutation. Les dollars publicitaires ne disparaissent pas ; ils se déplacent. Les petites entreprises et les vendeurs du commerce électronique transfrontalier injectent massivement dans les plateformes digitales, souvent plus rapidement que les géants historiques. Alex Brownsell, directeur du contenu chez WARC Media, parle d’un marché publicitaire à deux vitesses. Cette dualité pourrait peser sur les agences et les prestataires qui travaillent principalement avec les grands comptes traditionnels.
Pour les équipes marketing des startups ou des scale-ups, cette observation est précieuse. Alors que les géants ralentissent relativement leurs investissements, l’espace laissé sur les plateformes numériques devient plus concurrentiel. Les coûts d’acquisition risquent de grimper si tout le monde se rue sur les mêmes inventaires. Comprendre pourquoi les grands annonceurs modifient leur intensité publicitaire permet d’anticiper ces mouvements et d’ajuster sa propre stratégie.
Les Géants De La Tech Tirent Le Ratio Vers Le Bas
Le groupe le plus spectaculaire dans cette baisse d’intensité se trouve du côté des géants technologiques. Alphabet, Meta, Microsoft et Netflix illustrent parfaitement la tendance. Entre 2019 et 2025, leur ratio cumulé entre dépenses publicitaires et chiffre d’affaires est passé de 13 % à 7,4 %. Dans le même temps, leur chiffre d’affaires cumulé a explosé de 146 %, passant de 379 milliards à 931 milliards de dollars.
Le calcul est éloquent. Si ces quatre entreprises avaient simplement maintenu leur ratio de 2019, elles auraient dépensé 121 milliards de dollars en publicité en 2025. Or leurs dépenses réelles se situent 52 milliards de dollars en dessous de ce niveau. Cinquante-deux milliards qui n’ont pas alimenté le marché publicitaire traditionnel.
Cette évolution confirme l’existence d’un marché publicitaire à deux vitesses. Les investissements des petites entreprises et des vendeurs du commerce électronique transfrontalier sur les plateformes numériques progressent plus rapidement que ceux des grandes marques.
– Alex Brownsell, directeur du contenu chez WARC Media
La raison principale est structurelle. Alphabet et Meta possèdent leurs propres audiences massives. Ils n’ont pas besoin d’acheter systématiquement l’attention des consommateurs auprès d’autres acteurs. Leurs plateformes leur permettent de toucher directement des centaines de millions d’utilisateurs. Microsoft et Netflix, dans une moindre mesure, bénéficient aussi d’écosystèmes propriétaires qui réduisent leur dépendance à la publicité payante externe.
Pour un responsable marketing qui travaille dans une startup tech ou une scale-up, ce constat change la donne. Posséder une audience devient un avantage concurrentiel majeur. Les entreprises qui réussissent à créer des communautés engagées, des applications à forte rétention ou des plateformes transactionnelles réduisent mécaniquement leur besoin d’acheter de la visibilité. L’owned media prend une importance stratégique croissante face au paid media.
Les Marques De Biens De Consommation Font Exception
À l’opposé des géants tech, six marques de biens de consommation analysées par WARC Media suivent une trajectoire inverse. Coca-Cola, Estée Lauder, L’Oréal, Nike, PepsiCo et Procter & Gamble ont globalement renforcé leur intensité publicitaire entre 2019 et 2025. Cinq d’entre elles ont augmenté leur ratio, tandis que celui de PepsiCo est resté globalement stable.
Le ratio cumulé de ces entreprises est passé de 11,6 % en 2023 à 12,5 % en 2025. Sur la période complète 2019-2025, leurs dépenses publicitaires cumulées ont augmenté de 36 %, contre une croissance de seulement 29 % de leur chiffre d’affaires. Elles investissent donc proportionnellement davantage.
Cette hausse s’inscrit dans un contexte précis. La croissance des ventes ralentit dans plusieurs catégories. Parallèlement, les budgets auparavant consacrés aux équipes commerciales ou au shopper marketing migrent vers des canaux publicitaires mesurés, en particulier le retail media. Ces investissements, autrefois classés hors publicité, entrent désormais dans le calcul des dépenses ads. Le ratio grimpe donc mécaniquement.
Pour les marketeurs des secteurs FMCG, beauté ou sport, cette dynamique est riche d’enseignements. Quand la croissance organique faiblit, l’intensité publicitaire devient un levier de défense de parts de marché. Le retail media, en particulier, offre une mesurabilité que les anciennes activations commerciales n’avaient pas. Les marques qui savent basculer intelligemment leurs budgets vers ces nouveaux espaces gagnent en efficacité tout en maintenant, voire en augmentant, leur présence dans les points de vente physiques et digitaux.
Des Trajectoires Très Contrastées Selon Les Secteurs
Les quinze autres annonceurs étudiés, hors technologie et biens de consommation, présentent des évolutions plus disparates. Leur ratio moyen pondéré par le chiffre d’affaires est resté stable, voire a légèrement progressé. Pourtant, dix de ces quinze entreprises ont réduit leur intensité publicitaire entre 2019 et 2025.
Dans l’automobile, Ford est passé de 2,3 % à 1,6 % et General Motors de 2,7 % à 1,7 %. Dans les paiements, Visa a glissé de 4,8 % à 4,2 % et Mastercard de 5,6 % à 4 %. La restauration et la distribution suivent la même pente : McDonald’s descend de 1,7 % à 1,3 %, Target de 2 % à 1,4 %. Marriott, Booking Holdings, Eli Lilly et The Home Depot ont également réduit leur ratio.
À l’inverse, Amazon et Yum! Brands ont conservé des niveaux globalement stables. Walmart, Starbucks et Expedia ont même enregistré une hausse de leur intensité publicitaire. Ces écarts montrent qu’il n’existe pas de règle unique. Chaque secteur, chaque modèle économique et chaque maturité de plateforme propriétaire influencent la trajectoire.
Les entreprises qui disposent déjà d’une relation directe forte avec leurs clients (via une application, un programme de fidélité ou un site e-commerce dominant) peuvent se permettre de réduire leur dépendance à la publicité externe. Celles qui restent dépendantes des intermédiaires ou qui font face à une concurrence féroce sur les prix doivent au contraire maintenir, voire augmenter, leur pression publicitaire.
Trois Facteurs Clés Qui Expliquent Les Écarts
WARC Media identifie trois facteurs principaux pour expliquer ces différences d’intensité publicitaire. Le premier concerne simplement l’évolution des ventes. Une marque qui maintient ses dépenses publicitaires alors que ses ventes ralentissent ou reculent voit son ratio augmenter mécaniquement. À l’inverse, une croissance forte du chiffre d’affaires dilue le poids relatif des investissements ads.
Le deuxième facteur est le transfert des budgets commerciaux vers la publicité. Les investissements auparavant consacrés aux forces de vente, aux promotions en magasin ou au shopper marketing migrent vers le retail media et d’autres canaux digitaux mesurés. Une fois reclassés en dépenses publicitaires, ils font grimper le ratio.
Le troisième facteur, et peut-être le plus stratégique, est la capacité à posséder sa propre audience. Les entreprises comme Alphabet et Meta disposent de plateformes qui leur permettent de toucher directement les consommateurs. Elles développent leur activité sans dépendre dans les mêmes proportions de l’achat d’espaces publicitaires auprès d’autres acteurs. Cet avantage structurel change profondément l’équation économique de la croissance.
Ces trois leviers offrent un cadre d’analyse précieux pour toute entreprise, quelle que soit sa taille. Un responsable marketing peut se poser trois questions simples : mon chiffre d’affaires progresse-t-il plus vite que mes dépenses ads ? Est-ce que je reclassifie des budgets commerciaux en publicité mesurable ? Ai-je développé des actifs d’audience propriétaires qui réduisent mon besoin d’acheter de la visibilité ?
Ce Que Cela Change Pour Les Agences Et Les Prestataires
La dualité du marché a des conséquences concrètes pour les agences et les prestataires qui travaillent avec les grands comptes. Si les plus gros annonceurs traditionnels ralentissent relativement leurs investissements, les revenus issus de ces clients risquent de progresser moins vite. Dans le même temps, les budgets des PME, des pure-players e-commerce et des vendeurs transfrontaliers explosent sur les plateformes numériques.
Les agences qui sauront pivoter vers ces nouveaux clients et maîtriser les codes du retail media, du social commerce et de la publicité programmatique cross-border auront un avantage. Celles qui restent trop dépendantes des budgets historiques des géants FMCG ou automobile devront diversifier leur portefeuille. La capacité à accompagner à la fois les grands comptes dans l’optimisation de leur intensité publicitaire et les nouveaux entrants dans leur montée en puissance devient un enjeu de survie.
Pour les freelances et les petites structures spécialisées en marketing digital, l’opportunité est réelle. Les entreprises de taille intermédiaire qui cherchent à combler le vide laissé par le ralentissement relatif des géants ont besoin d’expertise agile. Maîtriser le retail media, les campagnes de performance rentables et la construction d’audiences propriétaires représente un positionnement fort.
Implications Pour Les Startups Et Les Scale-Ups
Les startups et les scale-ups doivent tirer plusieurs leçons de ce rapport. Premièrement, la construction d’une audience propriétaire n’est plus un luxe réservé aux géants. Chaque euro investi dans un produit qui génère de la rétention, dans une communauté engagée ou dans un contenu à forte valeur ajoute de la valeur long terme en réduisant la dépendance future à la publicité payante.
Deuxièmement, le retail media et les plateformes numériques restent des leviers de croissance ultra-puissants, surtout pour les acteurs qui n’ont pas encore d’échelle. Les géants tech réduisent leur intensité relative précisément parce qu’ils ont déjà l’échelle. Les plus petits n’ont pas ce privilège et doivent continuer d’investir massivement, mais intelligemment.
Troisièmement, la mesurabilité devient un critère de plus en plus discriminant. Les budgets migrent vers les canaux où le ROI est clair. Une startup qui sait prouver l’efficacité de chaque euro publicitaire a plus de chances d’attirer des investissements et de convaincre ses actionnaires de maintenir une intensité élevée même en période de ralentissement.
Enfin, la dualité du marché crée des niches. Pendant que les géants optimisent à la baisse leur ratio, des espaces se libèrent sur certains inventaires ou dans certaines catégories. Les acteurs agiles qui savent identifier ces fenêtres peuvent capturer de la part de voix à moindre coût relatif.
Comment Adapter Sa Stratégie Marketing En 2026
Face à ces tendances, plusieurs pistes d’action se dessinent pour les équipes marketing. Voici une liste de réflexions concrètes à mener :
- Auditer régulièrement le ratio dépenses publicitaires sur chiffre d’affaires et le comparer aux benchmarks sectoriels.
- Identifier les budgets commerciaux qui peuvent être transférés vers des canaux publicitaires mesurés comme le retail media.
- Investir dans la construction d’audiences propriétaires : application, newsletter, communauté, programme de fidélité.
- Prioriser les canaux qui offrent à la fois de la visibilité et de la donnée première partie.
- Tester des modèles de croissance moins dépendants de l’achat d’attention externe.
- Surveiller l’évolution des coûts d’acquisition sur les principales plateformes pour anticiper les hausses liées à l’afflux des budgets PME et e-commerce.
Ces actions ne sont pas réservées aux grands groupes. Une scale-up de quelques dizaines de collaborateurs peut déjà mettre en place un tableau de bord simple qui suit l’évolution de son intensité publicitaire et la part de son chiffre d’affaires générée par des canaux owned ou earned.
Le Rôle Croissant Du Retail Media
Le retail media apparaît comme l’un des grands gagnants de cette redistribution. Pour les marques de biens de consommation, il permet de reclasser des budgets commerciaux en dépenses publicitaires tout en gagnant en précision et en mesurabilité. Pour les plateformes de e-commerce et les distributeurs, il représente une nouvelle source de revenus à forte marge.
Amazon, Walmart et d’autres acteurs ont déjà prouvé la puissance de ce modèle. Les marques qui savent activer ces inventaires avec intelligence combinent présence en rayon (physique ou digital) et impact publicitaire mesurable. Dans un contexte où les géants tech réduisent leur intensité relative, le retail media offre un terrain de jeu encore en forte croissance pour les annonceurs traditionnels.
Les équipes marketing doivent donc monter en compétence sur ces environnements. Comprendre les logiques d’attribution, les formats disponibles, les règles d’enchères et les possibilités de ciblage devient aussi important que maîtriser Meta Ads ou Google Ads il y a dix ans.
Posséder Son Audience : Le Nouvel Avantage Concurrentiel
Le rapport WARC Media met en lumière un point fondamental : la capacité à posséder son audience change radicalement l’équation économique de la croissance. Alphabet et Meta n’ont pas besoin d’acheter autant d’attention parce qu’ils la contrôlent déjà. Cette logique s’étend progressivement à d’autres secteurs.
Une marque qui dispose d’une application à forte utilisation quotidienne, d’une base d’abonnés engagée ou d’un programme de fidélité puissant peut réduire sa dépendance à la publicité payante. Elle peut aussi monétiser cette audience en vendant de l’espace publicitaire à d’autres annonceurs, créant ainsi un cercle vertueux.
Pour les entreprises qui n’ont pas encore cet actif, la construction d’une audience propriétaire doit devenir un objectif stratégique prioritaire. Chaque campagne publicitaire devrait être conçue non seulement pour générer des ventes immédiates, mais aussi pour capturer de la donnée et nourrir des relations directes durables.
Vers Un Marketing Plus Efficace Ou Plus Polarisé ?
La baisse relative de l’intensité publicitaire des grands annonceurs peut s’interpréter de deux manières. D’un côté, elle traduit une forme de maturité et d’efficacité accrue. Les entreprises qui ont bâti des plateformes puissantes ont moins besoin d’acheter leur croissance. De l’autre, elle risque d’accentuer les inégalités entre les acteurs qui possèdent déjà des audiences et ceux qui doivent encore les construire.
Le marché publicitaire devient plus polarisé. D’un côté les géants tech et les plateformes qui réduisent leur ratio tout en captant une part croissante des budgets des autres. De l’autre les marques traditionnelles qui doivent investir davantage pour maintenir leur visibilité. Et entre les deux, une multitude de PME et de pure-players qui injectent massivement dans le digital pour gagner des parts de marché.
Cette polarisation oblige chaque entreprise à clarifier sa position. Est-on dans le camp de ceux qui construisent des actifs d’audience pour réduire leur dépendance future ? Ou dans celui de ceux qui doivent maximiser l’efficacité de chaque euro publicitaire pour compenser l’absence de plateforme propriétaire ?
Que Retenir Pour Les Décideurs Marketing
Le rapport WARC Media offre une photographie claire d’une tendance de fond. Les grandes marques n’investissent pas moins en valeur absolue, mais leur publicité pèse moins lourd dans leur compte de résultat. Cette évolution est tirée principalement par les géants technologiques qui capitalisent sur leurs audiences propriétaires. Les marques de biens de consommation, elles, augmentent au contraire leur intensité pour compenser un ralentissement des ventes et pour basculer des budgets commerciaux vers des canaux mesurés.
Pour les professionnels du marketing, de la communication digitale et des stratégies de croissance, plusieurs messages clés se dégagent :
- Le marché publicitaire global reste en forte croissance, portée par le digital et le retail media.
- Posséder une audience devient un avantage concurrentiel décisif qui réduit le besoin d’acheter de la visibilité.
- Les transferts de budgets commerciaux vers la publicité mesurable font grimper les ratios des marques FMCG.
- Les agences et prestataires doivent s’adapter à un marché à deux vitesses entre grands comptes et nouveaux entrants digitaux.
- Chaque entreprise doit surveiller son propre ratio et le comparer aux évolutions sectorielles.
Les abonnés à WARC Media peuvent consulter l’intégralité du rapport Global Ad Trends : The cost of being seen. Un podcast dédié à ses conclusions sera disponible à partir du 17 novembre 2026. En attendant, les données déjà publiées offrent suffisamment de matière pour interroger ses propres pratiques et ajuster sa stratégie marketing dès maintenant.
Dans un environnement où le coût de l’attention continue d’augmenter et où les plateformes propriétaires gagnent en puissance, la question n’est plus seulement « combien dépenser en publicité », mais « comment réduire structurellement mon besoin d’en dépenser ». Les marques qui répondront le mieux à cette question seront celles qui sortiront gagnantes de la décennie qui s’ouvre.
La baisse relative de l’intensité publicitaire des plus grands annonceurs n’est pas un signe de désintérêt pour la communication. C’est le symptôme d’une transformation plus profonde du rapport entre croissance, audience et investissement média. Les marketeurs qui sauront lire cette transformation et en tirer les conséquences opérationnelles auront une longueur d’avance sur ceux qui continuent de raisonner uniquement en volume de dépenses.
Que l’on travaille dans une startup, une scale-up, une grande entreprise ou une agence, le message est le même : l’efficacité publicitaire ne se mesure plus seulement au ROI de chaque campagne, mais à la capacité de l’entreprise à créer les conditions d’une croissance moins dépendante de l’achat permanent d’attention. C’est peut-être le vrai enseignement de ce rapport WARC Media.
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